La Bible possède une valeur inestimable, toute religion mise à part, que l'on soit croyant ou que l'on soit athée, car, en elle, se trouve inscrite, clairement, croyez-moi, l'histoire de notre humanité, de ses origines à son aboutissement.
Pendant des millénaires, les hommes l'ont interprétée en fonction de leur croyance innée et de leur savoir, c'est-à-dire de leur science malheureusement limitée à celle de leur époque. Ils l'ont adaptée. Ils l'ont humanisée. Et, de ce fait, la plupart du temps, ils se sont trompés. C'était normal.
Jusqu'au jour où, parvenus à un certain stade de leur évolution, ils seront capables de la comprendre. Et ce jour, incontestablement, est arrivé.
Comment puis-je en avoir cette certitude ? Parce que j'ai eu une chance exceptionnelle : celle de vivre une vie "d'adolescent et d'adulte" comme prédestinée à cette découverte.
Mon frère, de dix ans mon aîné, peu de temps avant ma naissance, se trouva atteint d'une tache aux poumons. Ma mère l'emmena en pèlerinage à Lourdes et, lorsqu'ils revinrent, les séquelles tuberculeuses avaient complètement disparu au grand dam de notre médecin, le docteur Godot, médecin à La Ferté Milon (02460), qui n'y comprenait rien, les nombreux clichés antérieurs ne pouvant pas laisser planer le moindre doute... Or les nouvelles radios étaient aussi formelles : Il n'y avait absolument plus rien ! ...Jésus et Marie régnèrent en maîtres à la maison.
J'avais neuf ans, je crois, lorsque Monsieur le curé nous demanda, au catéchisme :
- Qui de vous veut devenir prêtre ? Je levai le doigt et, dès le jeudi suivant, après la messe, dans la sacristie, je commençai à ânonner " cervus, cerve, cervo, cervo, cervum, le cerf - rosa, rosa, rosae, rosae, rosa, rosam, la rose "…
Certificat d'études avec dispense d'âge et sous les bombes ; un an dans un presbytère afin de "boucler", en une année, les classes de 6ème et de 5ème, avec un saint prêtre, l'abbé Warquin ; trois ans au petit séminaire St Léger de Soissons ; cinq ans à l'abbaye d'Ourscamp, dans l'Oise, parmi la congrégation des "Serviteurs de Jésus et de Marie" alors d'obédience et de formation cisterciennes et préparation d'un doctorat en théologie… Je prononçai des vœux monastiques pour une première période de trois ans à la suite de quoi je renonçai, non par manque de foi - laquelle ne m'abandonna jamais - mais par peur de ne pas être "à la hauteur" de mon idéal d'alors.
Je partis donc faire mon service militaire, mettant plus d'un an à me réadapter à "la vie profane", tant l'abnégation monastique était ancrée au plus profond de mon cerveau et de mon cœur.
À mon retour, sans ressources ni aides financières, je dus faire front pour me forger une situation, composer et mener à bien une famille dont ma mère serait fière : sténo, dactylo, secrétariat, expertise comptable, droit, syndicats et politique puis écœurement des syndicats et de la politique, création et gestion de sociétés puis d'association en bénévolat ; un tourbillon infernal de plus de trente ans qui m'obligea, pendant ce temps, à ne plus pouvoir penser à ce qui avait occupé mon esprit de jeune idéaliste et m'interdit de me retrancher en moi-même.
Puis j'eus la chance de pouvoir satisfaire aux regrets qu'exprimait Jean GUITTON, écrivant dans son livre "le Travail Intellectuel" : "Il est rare d'avoir, au milieu de sa vie, un temps de vacance et de vide qui permette de revoir longuement la première étape, pour la juger sous le regard d'un esprit mûr et pour recommencer ses études à l'alphabet."
Ce temps de vacance et de vide, je l'ai eu, car je fus victime d'une erreur judiciaire impensable qui m'a obligé à déclarer et effectuer une grève de la faim très sérieuse. Grâce à elle, après 23 ans de délaissement ou presque, je me suis alors replongé dans la méditation et la lecture de la Bible. Il faut avoir vécu cette période de méditation pour comprendre la valeur de l'ascétisme des moines et des mystiques. Véritablement, lorsque le corps s'isole et se vide, l'esprit, le cœur et la conscience se remplissent et débordent. On voit la vie avec les yeux de l'âme, telle qu'elle devrait être, faite d'amour et de dévouement, semant le bonheur autour de soi et, du fait même, en soi ; on s'arrache alors de ce qui est terre à terre et on pénètre dans l'essence même de son existence.
Ce n'est qu'en ces instants qu'on entend la voix de la sagesse, non parce qu'elle est timide mais parce qu'elle est profonde et que la solitude et l'ascèse nous ramènent vers nous, en nous, nous libèrent et font place nette.
C'est alors que j'ai relu la Bible. Que je l'ai redécouverte, car je ne l'ai pas reconnue. Mon Dieu, qu'elle m'a paru compréhensible et simple ! Incroyablement simple et comportant des récits très clairs n'ayant, souvent, rien à voir avec les thèses compliquées sur lesquelles j'avais dû me plonger jadis.
Lorsque je fus revenu à la vie normale, je pus, grâce à l'aide de mon épouse, me consacrer presque entièrement à ce problème qui se révéla exact et que, de ce fait, je me devais d'approfondir.
Puis j'écrivis méticuleusement un livre intitulé "La Bible à l'aube de l'ère du Verseau". Dès sa présentation, le manuscrit a enthousiasmé un de nos grands éditeurs dont la rapidité d'acceptation m'a agréablement surpris. En juillet 1994, cet éditeur décida de présenter le livre, un jeudi, en grande audience, sur TF1. Tout était prévu pour et je devais y être présent. Or, la veille, le mercredi soir, la secrétaire de l'émission m'informait que cette présentation était annulée. On ne parlerait pas de ce livre.
Ensuite, je n'ai jamais eu connaissance de la moindre publicité. Un silence bizarre de mon éditeur qui dura plus de deux ans.
Je ne m'en formalisais pas, car je n'en faisais pas une affaire financière, heureux, tout simplement, qu'il soit déposé à la Bibliothèque Nationale, à la disposition de chercheurs qui pourraient l'étudier, le reprendre et le compléter. En octobre 1997, l'éditeur m'écrivit pour m'informer qu'il renonçait à le commercialiser.
D'après ce que j'ai pu comprendre, lors d'une enquête discrète dans ses services, le livre, lu par des tiers avant sa présentation sur TF1, aurait été considéré, paraît-il, comme dangereux, du moins pour les membres d'une certaine secte, la plus puissante, celle "des bien pensants". Ils ont donc fait le nécessaire pour en bloquer la diffusion.
Cela en prouvait au moins la valeur et le sérieux.
Les années passent, la vie d'un homme n'est pas éternelle et je ne me sens pas le droit de garder pour moi seul toutes ces vérités si importantes. Je me dois de les partager et de vous les offrir. Sur Internet, cette fois-ci. Que cela plaise ou ne plaise pas à certains, ce qui se comprend.
N'hésitez pas : gratuitement, téléchargez les. Imprimez les sur votre imprimante, pour vous et vos amis, sans problème, la mise en page ayant été effectuée pour votre papier classique A4 (21x29,7). 68 pages. Lisez les. Et contrôlez, contrôlez, contrôlez, ne vous gênez surtout pas. Puis, ensuite, soyez gentils de me faire part de vos principales réflexions ; je vous en remercie d'avance.
Enfin, discrètement, mon souvenir vous chuchotera, dans le creux de l'oreille :
Bien franchement, la connaissiez-vous la BIBLE ? N'est-ce pas un livre exceptionnel ?